Le projet « SIMAMA WAMAMA » (Lève-toi Femme), financé par CAFOD via Caritas Australie et mis en œuvre par le consortium CAPAFB – Centre Olame, a organisé une formation de deux jours à l’hôtel Les Paysan situé à Kabalole dans la chefferie de Luhwindja en territoire de Mwenga.
L’initiative vise à promouvoir la justice économique pour les femmes et les jeunes à travers le développement d’un système de marché inclusif et durable.Cette formation avait pour but de :- Renforcer les capacités techniques sur les filières porteuses du haricot et du maïs. – Améliorer la productivité et la qualité des récoltes grâce aux bonnes pratiques culturales. – Réduire les pertes post-récolte et assurer une meilleure conservation des semences. – Encourager la transformation locale et l’accès à des marchés plus rentables. – Contribuer à l’autonomie financière des femmes et des jeunes. Durant la première journée, les participants ont suivi des modules sur les techniques culturales adaptées au climat de Luhwindja, la gestion des ravageurs, ainsi que les itinéraires techniques pour le haricot et le maïs.
La seconde partie a été consacrée aux pratiques post-récolte, à la conservation des semences, à la transformation locale et aux stratégies de commercialisation collective. De leurs côtés, les experts du Centre Olame ont insisté sur l’importance du séchage correct (taux d’humidité inférieur à 13%), l’utilisation de sacs hermétiques PICS, ainsi que la valorisation des produits transformés pour accroître la rentabilité.Un résultat significatif a été constaté après cette formation : – Plus de 80 % des participants étaient des femmes. – Une prise de conscience sur les pertes post-récolte, estimées auparavant à 30 %. – Engagement des communautés à mettre en place des champs de démonstration.
Début de structuration de deux groupements de vente collective de haricot et de maïs. L’un de participants n’as pas hésiter de manifester sa satisfaction: « Avant, nous perdions beaucoup de haricots à cause des insectes dans le grenier. Maintenant nous savons comment bien sécher et conserver dans des sacs fermés. Nous pourrons vendre plus tard quand le prix est bon. » a-t-il déclaré.Les principaux défis identifiés concernent l’accès limité aux semences améliorées, l’enclavement de Luhwindja et le manque de financement.
Le consortium recommande de fournir des kits de semences de qualité, d’organiser des échanges entre groupements, de mettre en place un fonds de roulement pour la commercialisation groupée et d’impliquer les hommes comme alliés de l’autonomisation économique des femmes.
Bref, cette formation a posé les bases d’une agriculture plus productive et durable. Le projet SIMAMA WAMAMA confirme son rôle de levier pour la justice économique et la résilience communautaire, en outillant les femmes et les jeunes à devenir des acteurs du changement dans leurs collines.
David BALIBONERA